Traitement thermique

 

Procédé


L’incinération est un procédé de combustion des déchets qui permet de récupérer l’énergie qu’ils recèlent. Elle est utilisée sur les déchets résiduels, c’est-à-dire restant après valorisations matière et biologique. Dans le cas des déchets municipaux, 50% de cette énergie est reconnue comme énergie renouvelable (déchets d’origine non fossile). Les 50% restants sont qualifiés d’énergie « fatale ». Cette énergie participe en effet à l’indépendance énergétique du pays, à l’équilibre sa balance commerciale et à la préservation des ressources en énergie fossile ce qui du fait des émissions évitées, contribue à réduire la production des gaz à effet de serre (GES).

 

Schématiquement, une installation d’incinération peut se diviser en 4 parties :

  • La fosse de réception : lieu de déchargement et d’homogénéisation du combustible « déchets ».


  • Le four : cœur du dispositif où s’effectue la combustion. Il en existe de plusieurs types : fours à grilles mobiles, tournants, à lits fluidisés, à pyrolyse… Les déchets sont auto-combustibles et brûlent sans combustible d’appoint.

  • La récupération d’énergie : l’énergie libérée par la combustion des déchets est transformée dans une chaudière en vapeur ou eau surchauffée. On distingue trois modes de valorisation de cette énergie :
- directement sous forme d’énergie thermique (vapeur ou eau surchauffée servant à alimenter un réseau de chauffage urbain ou une clientèle industrielle) ;
- après transformation de l’énergie de la vapeur en électricité par un turboalternateur et exportation de cette énergie sur le réseau électrique ;
- ou en combinant les deux par cogénération de chaleur et d’électricité.


Typiquement, une installation exporte 80% de l’électricité produite.

  • Le traitement des fumées : les polluants contenus dans les déchets se retrouvent dans les gaz de combustion : poussières, métaux lourds, gaz acides, composés organiques… Ils sont traités par un ensemble d’équipements adaptés à leur nature, tels que filtres, laveurs et réacteurs.


Chiffres clé


  • Fin 2009, 130 usines d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) sont recensées en France, dont la plupart avec récupération de l’énergie. En Europe on compte environ 430 UIOM.
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  • Une usine d’incinération fonctionne 24h/24, 7j/7 soit plus de 8000 heures/an.

  • Toutes les installations d’incinération disposent d’un système de traitement des fumées performant assurant le respect des valeurs limites d’émissions fixées par la réglementation qui sont les plus strictes de toute l’industrie.

  • 13 millions de tonnes de déchets municipaux ont été traités par incinération.

  • 96% du tonnage incinéré, c’est-à-dire plus de 12 millions de tonnes, ont fait l’objet, en 2006, d’une récupération d’énergie permettant ainsi de produire 3200 GWh d’électricité et 6700 GWh d’énergie thermique.

  • L’incinération de 1 tonne d’ordures ménagères produit 230 à 250 kg de mâchefers valorisables et selon le type de traitement des fumées utilisé, 25 à 50 kg de résidus d’épuration des fumées (REFIOM). Les REFIOM sont enfouis dans des Installations de Stockage de Déchets Dangereux (ISDD).

  • Ces mâchefers contiennent de 0,5 à 1,5 kg de métaux non ferreux et de 20 à 22 kg de métaux ferreux de bonne qualité aisément recyclables.


(Sources : ADEME,  SNIDE, SVDU, CEWEP)

 

 



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